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La Grèce devra encore attendre pour l'aide européenne

15 Fev 2012 11:02 | Pouvoir et lois

Les ministres des finances de la zone euro sont convenus par téléphone d'abandonner leur projet de se réunir mercredi sur le dossier grec, a annoncé le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, ajoutant qu'une nouvelle réunion aurait lieu le 20 février. Jean-Claude Juncker prévoyait à l'origine de tenir une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles. Il a expliqué avoir changé ses plans parce qu'il voulait recevoir l'assurance des dirigeants politiques grecs que les réformes seraient mises en œuvre.

Athènes espérait pourtant s'assurer dès mercredi soir un feu vert pour une aide sans précédent de 230 milliards d'euros en deux volets, prévue en échange de mesures drastiques d'austérité et de réformes : 100 milliards d'euros d'effacement de dette par les banques et 130 milliards d'aide publique.

>> Lire notre décryptage : Grèce : jusqu'où doit aller l'austérité ?

Le vote dimanche par le parlement grec du programme d'austérité exigé par ses créanciers publics avait levé un premier obstacle. Mais Athènes devait aussi trouver avant mercredi 325 millions d'euros d'économies supplémentaires dans son budget 2012 et les dirigeants des partis grecs au pouvoir devaient s'engager par écrit à mettre en œuvre les réformes après les élections d'avril.

DES EFFORTS INSUFFISANTS

Or, après une réunion mardi de hauts fonctionnaires de la zone euro destinée à préparer l'Eurogroupe, il est apparu que le trou de 325 millions d'euros n'était pas bouché de manière convaincante, selon une source ayant participé à la discussion. A Athènes, le gouvernement grec entend décider "dans les prochains jours" des économies supplémentaires de 325 millions d'euros réclamées par les créanciers. Mais c'est trop tard pour plusieurs pays européens qui préfèrent attendre lundi pour trancher.

Dernier problème : la troïka n'a toujours pas remis aux ministres de l'Eurogroupe son analyse de la soutenabilité de la dette grecque, selon une source proche des négociations. Le projet de sauvetage du pays dans son ensemble - plan d'austérité, réduction de dette et renflouement financier - vise à ramener la dette publique de la Grèce à 120 du produit intérieur brut, contre 160 % du PIB aujourd'hui.

Mais les discussions achoppent notamment sur le niveau de participation de la Banque centrale européenne à l'opération d'allègement de la dette d'Athènes, pour compléter l'effort des créanciers privés, ainsi que sur ses modalités. Il y a aussi un désaccord sur le fait de savoir s'il faut conserver l'objectif d'un niveau d'endettement public grec ramené à 120% ou si l'on peut le laisser atteindre un niveau plus élevé, par exemple 125%.

La source:  http://www.lemonde.fr

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