Tous les pays
Martine Aubry tente de politiser le scrutin de mars — News and photos on Allbiz France
Tous les sections
All.BizFranceLes nouvellesEconomieMartine Aubry tente de politiser le scrutin de mars

Martine Aubry tente de politiser le scrutin de mars

4 Fev 2011 08:40 | Economie

Devant les secrétaires de section du PS réunis dimanche à Paris, la première secrétaire a accusé l'UMP de vouloir «zapper» les élections cantonales.


Martine Aubry a coché les dates depuis longtemps sur l'agenda socialiste. 20 et 27 mars 2011 : élections cantonales. Pour la chef du PS, c'est la première marche de l'année à franchir pour espérer mettre le parti en ordre de bataille pour 2012. Alors, dimanche, au Palais des congrès à Paris, devant quelque 1500 secrétaires de section socialistes, elle a tenté de politiser le scrutin. Avec d'autant plus de vigueur que l'UMP donne au PS l'impression d'entrer à reculons dans cette élection locale.

«Le seul point sur lequel Fillon et Copé sont d'accord, c'est pour dire que cette élection, il ne faut pas s'en occuper», a lancé Aubry. Elle, au contraire, veut lui donner un écho national et une portée qui va bien au-delà des seuls enjeux locaux. «Le changement en 2012 se prépare en 2011. Oui, c'est une élection politique, et c'est bien ce qui gêne l'UMP. Leur rêve serait même que cette élection n'ait pas lieu. Ils essayent de la zapper.» Le PS compte aussi sur ce scrutin, à la participation traditionnellement très faible, pour confirmer le résultat des régionales de 2010 et réaffirmer sa place au centre de gravité de la gauche. Car, des cantonales, dépendent aussi les rapports avec ses autres partenaires, notamment les Verts.

Martine Aubry l'a aussi rappelé, dans la perspective de 2012, l'union des forces de gauche est la «condition sine qua non» de la victoire. «Le rassemblement de la gauche et des écologistes, ce n'est pas une formule rituelle pour les discours, c'est le talisman de l'alternance», a-t-elle assuré.

«Un nouveau 10 mai 1981 »


Dans les travées du Palais des congrès, un participant surprise et remarqué, François Hollande, a approuvé. Pour l'ancien premier secrétaire du PS, le risque d'un nouveau «21 avril» existe bel et bien. «Cela s'est déjà produit, je n'écarte rien, a-t-il dit. Ce qu'il faut préparer, c'est un nouveau 10 mai 1981», jour de l'élection de François Mitterrand à l'Élysée.

Pour les cantonales, les socialistes espèrent «franchir la barre d'une soixantaine de départements», alors qu'ils en possèdent aujourd'hui 58. Ils nourrissent l'espoir de remporter les Hautes-Alpes, l'Aveyron, la Côte-d'Or, les Pyrénées-Atlantiques, la Loire, le Jura, la Vienne et la Sarthe. Pas un mot en revanche sur les départements qu'ils redoutent de perdre.

Après les cantonales, le PS abordera la deuxième marche vers 2012 avec la finalisation, en mai, de son projet. «Ce projet sera la colonne vertébrale du programme de notre candidat. Quand on est candidat aux élections présidentielles du Parti socialiste, on défend le projet du Parti socialiste », a prévenu Martine Aubry. Pas question donc pour les candidats aux primaires de trop s'écarter de la voie officielle du parti, comme Manuel Valls l'a fait début janvier en proposant de «déverrouiller les 35 heures».

Viendra ensuite le temps des primaires. Outre la préparation des cantonales, la journée de dimanche visait aussi à mobiliser les secrétaires de section pour l'organisation de ce scrutin inédit. Une «haute autorité» sera chargée de veiller à son bon déroulement. C'est mercredi que Martine Aubry dévoilera les noms des trois personnes qui la composeront devant le conseil politique du PS, ce groupe qui réunit les principales personnalités du parti. «Tout le monde vient», a assuré Aubry en aparté. Même Ségolène Royal, donc, dont les relations avec la première secrétaire se sont rafraîchies ces derniers temps. Commentant dimanche les propos de Jean-François Copé, selon qui le PS n'a pas de propositions, Martine Aubry a assuré que dire cela relevait «ou de la malveillance ou de l'inattention». La sentence pouvait tout aussi bien s'appliquer à Royal, qui, la semaine dernière sur France 2, avait déploré que le PS n'ait «pas de projet»…

Les nouvelles de la rubrique: Economie

Comparez0
ClearLes éléments sélectionnés: 0